Biscuits « Zonzon »

De la pâtisserie made in prison pour faciliter la réinsertion des détenus français

Et si les détenus français réalisaient des biscuits pour faciliter leur réinsertion ? En pleine réforme pénale , deux entreprises proposent de mettre en oeuvre leur projet de biscuits « zonzon » (prison en argot), afin de permettre aux prisonniers d’obtenir, à terme, un CAP pâtisserie.

En Angleterre, les détenus britanniques du Centre Carcéral de Brixton ont la Bad Boys’ Bakery, une boulangerie-pâtisserie créée par le chef de « Cauchemar en cuisine », Gordon Ramsay. Mais en France ?

Inspirées par ce concept British, l’agence de communication Evoo et la société de confection de biscuits « Les Deux Gourmands » ont eu l’idée de mettre en place un atelier de pâtisserie à l’intérieur même des prisons françaises.

De là est né « Zonzon », une marque de biscuits « made in prison », dont la conception est réalisée de A à Z, de l’approvisionnement au conditionnement, par des détenus.

Tandis que les deux biscuitiers de la société « Les deux gourmands » auront pour mission de former ces derniers, Évoo, l’agence de communication spécialisée dans le pliage publicitaire, sera chargée d’élaborer un pliage confectionné à la main pour les produits.

Ces packagings seront ensuite vendus dans des coffee shops, des épiceries ou des magasins alimentaires partenaires.

Un projet pour faciliter la réinsertion des détenus

« Vous comprendrez que derrière cette expérience, il y a bien plus que de simples gâteaux. Une ‘école’, apprendre ou réapprendre un métier, apprécier le résultat de son travail, (re)donner envie », peut-on lire sur le site dédié au projet.

Mais pas seulement. La confection des biscuits Zonzon, devrait également jouer un rôle essentiel dans la réinsertion du détenu à sa sortie de prison puisqu’il obtiendra un diplôme et disposera de quelques réserves avant de se lancer dans la vie active:

« Chaque pâtissier à l’ombre sera encadré, il obtiendra durant son travail un CAP de Pâtissier; il sera salarié (smic) et percevra sa cagnotte au terme de sa détention. », peut-on lire sur zonzon.fr.

Toutefois, ce projet ne pourra voir le jour sans le soutien de partenaires publics, comme le Ministère de l’Intérieur ou le Conseil Régional d’Île de France, ou de partenaires privés comme METRO France (pour le matériel nécessaire) ou encore Bouygues Immobilier (pour l’aménagement des locaux).

Source : Huffington Post

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